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06/12/2011

Une tlettre de l'Ecrivain

 

Lédl’a, ma tendre amie,

 

Je suis dans mon village natal. Mes parents, deux octogénaires jusque là fringants, viennent de décéder d’un mauvais virus à 24 heures d’intervalle. Désormais, je vivrai dans leur maison.

 

Je préviens ma gardienne que tu t’occuperas du déménagement. Elle te connaît et te donnera facilement les clefs.

 

Tu trouveras dans le tiroir de la table la médaille que tu m’avais offerte.

Prétextant mes initiales, sur l’avers tu avais fait graver le mot Amour. Et sur le côté face : Liberté, ajoutant que Liberté était le féminin de libertin, avec toute l’exigence que cela implique.

J’aimerais que tu la donnes à Fruit.

 

Si Denyse t’accompagne, elle peut prendre les documents qui l’intéressent et détruire le reste.

 

Quant à l’Ami, je le charge de mettre le studio en vente. C’est son domaine, cela se fera sans difficulté ; je pense même qu’il lui plaira de renouer avec son ancien job.

 

Si quelque chose m’advient, que j’ignore encore, tu seras la première avertie par le merveilleux lien télépathique qui nous unit.


Je vous ai tous beaucoup aimés.

 

So long, tendre et chère Lédl’a,

A. L. 

27/11/2011

Time out

Fruit - Dans ce film, à partir de 25 ans, on travail pour gagner non de l’argent, mais du temps de vie. Lorsque on n’a pas réussi à en gagner, on meurt illico. Mais on peut disposer d’une centaine d’années d’existence, et même plus, si on en reçoit par héritage ou en réussissant à en voler

 

L’ami - Ca t’a plu ?

 

Fruit - Oui. Il y a plein de poursuites entre les Gardiens du Temps  dans leurs grosses bagnoles et le héros.

 

L’ami - C’est un film américain...

 

Denyse - Amusante coïncidence : le jour de sa sortie, des scientifiques étaient réunis à Londres pour débattre du fait de supprimer le Temps du méridien de Greenwich en faveur du Temps atomique.  

 

Lédl’a - Il existe aussi le temps métaphysique dont nous parle Roads.  Avec lui, on apprend que le Temps n’est pas le même selon différentes réalités.

 

L’ami - Ne perdons pas le nôtre. Qui vient se balader avec moi ?

22/11/2011

Le legs de l'Ecrivain

Lilith - La précédente note aurait pu s’intituler : la mort du Père.

 

L’ami - C’eut été contraire à l’esprit de l’Ecrivain. D’autant que, si vous vous souvenez, il avait très envie de vous initier à la patience  à laquelle il s’adonnait avec un jeu de cartes : la brune et la blonde (voir archives du 17 mai 2010 : solitude et cohérence)

 

Denyse - Il y jouait souvent lorsque j’allais travailler chez lui. Il disait : JE SUIS LE CREATEUR... JE M’INCARNE DANS LE ROI DE CARREAUX... ET JE BATS LES CARTES... DE LA VIE SUR LA TERRE.

Lorsque tout marchait sur des roulettes, il appelait cela sa réussite.

 

Fruit - Et quand il fallait réfléchir, il appelait cela une patience ?

 

L’ami - Exactement. Il m’avait représenté en tant que roi de Coeur, Lédl’a en Dame de Piques. Denyse était la Dame de Trèfle, mais souvent il ne se souvenait plus du prénom et la débaptisait.

 

Denyse - J’en sais quelque chose !

 

Fruit - Et moi ? 

 

L’ami - Toi ? valet de carreaux.

 

Lilith - Ne me dis pas qu’il avait des personnages pour les cinquante deux cartes ?

 

L’ami - Non non. D’ailleurs toi, Lilith, tu n’étais pas représentée. Je pense qu’il te trouvait trop volatile. Mais il faisait grand cas du Trois de Trèfle, aussi important que n’importe quel As, surtout celui du Piques avec ses chamarrures. 

 

Denyse - Ah ! je me demandais aussi pourquoi il était à la fois si attentif et absent : il brodait sur nous. Il créait...

 

Lilith - Tout le monde pourrait en faire autant.

 

L’ami - Bien sûr. C’est du reste pour cela que j’en parle.


Lédl’a - Ajoute que, pour bien jouer à ce jeu, il convient de dire la formule magique après avoir investi la carte de son choix...

16/11/2011

Une fin qui n'en est peut-être pas une

 

 

Lilith - A quoi joue-t-il ? Il n’a pas trouvé ce qu’il voulait, mais il nous a fait naître. J’existe, moi. Je n’ai pas envie de terminer mes jours au fond d’un placard.

 

L’ami - Alors prend la relève. Personne n’est indispensable.

 

Denyse - As-tu de ses nouvelles ?

 

L’ami  - Il traverse de turbulentes prises de conscience. 

 

Denyse - Crois-tu qu’il reviendra ?

 

L’ami - Cela m’étonnerait.

 

Denyse - Dommage. Nous aurions pu faire du beau travail ensemble, s’il avait voulu.

10/11/2011

le moment propice

L’écrivain - Je crois avoir donné tout ce que je pouvais par le biais de ce blog. J’espérais un partage venu de l’extérieur, mais cela ne s’est pas réalisé.


L’Ami - Alors, tu vas arrêter ?

 

L’écrivain - Oui. Je n’y trouve plus ma joie et ne veux pas que cela devienne laborieux.

 

L’ami - Et nous, tes personnages, qu’allons-nous devenir ?

 

L’écrivain - Restez encore ici quelque temps si vous voulez ; ensuite je vous imprimerai et vous irez rejoindre dans un placard les acteurs de mon roman utopique.

 

L’ami - Et  toi ?

 

L’écrivain - Moi ? Je ne sais pas encore...  Farewell      

 
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