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25/08/2015

F - LILITH OU LE BRAS D INANNA

Dans le pays d’Ur et d’Uruk, Lil est le dieu des vents. Deux démons, Lilû et sa servante Lilitu, ont été exclus de la communauté céleste pour cause de méchanceté.

 

Fils de Lilû, Gilgamesh est un roi tyrannique qui veut trouver le moyen d’éviter la mort. Son épopée le fait passer devant un arbre au bord de l’Euphrate, au pied duquel s’est installé le Serpent-qui-n’a-aucun-charme. A la cime, l’Oiseau-qui-passe-par-des-phases-de-cruauté a construit son nid. Et Lilith, la Vierge de la Désolation, habite au centre. Survint le déluge. Le Serpent s’enfuit, l’Oiseau déplaça ses petits et, après avoir déconstruit son habitation, Lilith s’envola vers le désert qu’elle avait coutume de fréquenter.

 

Lilith est également le prénom de la jeune fille qui parcourt la ville en indiquant aux hommes le chemin du Temple de la Fertilité et de la Fécondité (que le XX° siècle qualifiera de «prostitution sacrée»).

 

L’origine de ce nom est intéressant car il est lié aux tribulations de l’existence.  Ainsi qu’à la façon de concevoir la sexualité.

 

On ne trouve qu’une fois mention de Lilith dans la Bible, mais on la rencontre dans le Zohar, où elle est reconnue comme étant «la première Eve».

 

Depuis le siècle dernier sa renommée a pris un essor tel qu'on la trouve partout : littérature, cinéma, opéra, peinture...

Et même en astrologie où elle remplace souvent la Lune Noire. Chacun la dessine à sa façon, passant de la Démone à l'Initiatrice.

 

14:38 Publié dans Mythes | Lien permanent | Commentaires (0)

04/06/2011

les bulles libertines

L’ami - Le mythe de Lilith illustre bien les propos du Dr Ferret :  du temps de Sumer, elle était la jeune fille qui montrait aux hommes le chemin du temple, dans les temps bibliques elle fut considérée comme une créature diabolique ; au Moyen Age, sorcière ou mauvaise mère ; au XIX° séductrice et libertaire. Dans les années 1970, rebelle et détraqueuse de l’ordre établi. Enfin, de nos jours elle est l’inspiratrice de certains rituels sexuels ...

Toutefois, chaque mythe possède sa dimension positive. Exilée sur cette Terre, initiatrice, Lilith fait lien avec le Ciel : «Anna appartenait à cette catégorie de femmes qui possèdent la rare grâce de rendre un homme meilleur, faisant sourdre en lui des sentiments nouveaux que nul, jusque là, ne lui avait permis de révéler. Ce n’était pas intentionnel chez Anna, simplement elle induisait cet état de fait, agissant sur l’âme des hommes comme la lune influe sur les marées.» écrit Jean Paul Dubois dans Hommes Entre Eux

L’écrivain - Si j’ai bien compris, en son for intérieur chacun d’entre nous cocounerait une lilith nageant dans les eaux troubles des rapports hommes/femmes, ou survolant d’un sourire attendri les délicates relations entre le féminin et le masculin ?

L’ami - On pourrait aussi le dire comme ça.

Thierry Lodé - Cela fait des millions d’années que la sexualité existe dans la nature, avec sa cohorte de créations et de conflits ; j’appelle cela "la théorie des bulles libertines".

Lilith - Libertine, quel joli prénom !

Thierry Lodé - Ne croyez pas que cela ait été si simple. Imaginez le coût en énergie, inventions, exubérances infinies de formes, sons et couleurs qui ont été tentés, ainsi que toutes les rivalités et brutalités que cela a entraînées.

L’écrivain - N’en dites pas davantage, nous connaissons tous ça.

09:20 Publié dans Mythes | Lien permanent | Commentaires (0)

17/01/2011

Lilith 4

Lilith - Mais pourquoi, diable, ma mère m’a-t-elle affublée de ce prénom ?

Denyse - C’était un beau symbole à son époque. Elle te voulait libre et entière, n’est-ce pas aussi ce que tu veux ?

Lilith - Bien sûr... alors explique-moi pourquoi je récolte tant de sourires sous-entendus quand je dis mon nom.

L’astrologue Guy Dupuis - Parce que «Lilith incarne ses convictions, ses valeurs, ses moeurs en se moquant de ce qui est jugé «convenable». Elle ne sait pas composer. Elle est effrayante. Elle dénonce ce que Jung appelait «notre ombre», d’où son association avec  ce qui est inaccessible. Lilith nous impose le jeu de la vérité ; fini de tricher, de se mentir à soi même, de faire semblant. Elle appelle l’homme à la verticalité.»

Denyse -Va voir le film le Nom des Gens, tu comprendras tout de suite.

08:39 Publié dans Mythes | Lien permanent | Commentaires (0)

03/12/2010

La vie sous-jacente des mythes

 

L’écrivain - Que voulais-tu dire lorsque nous avons évoqué Shakespeare?

Lilith - Je voulais parler d’un épisode que m’a raconté ma grand’mère et qui s’est passé à la fin du siècle dernier. Elle  suivait les conférences d’une docte assemblée autour de la pensée de Jung. Un jour un des conférenciers a parlé des mythes et de leur impact dans la vie moderne, expliquant qu’il s’agissait d’énergies vivantes qui risquaient de nous manipuler si nous n’étions vigilants. Ma grand’mère était passionnée mais, lorsqu’elle a demandé d’avoir le texte écrit de cette conférence, on lui a répondu que celle-ci n’avait pas été retenue parce que considérée comme hors sujet.

L’ami -  Mmoui, et alors ?

Lilith - Alors, primo : ma grand’mère était furieuse d’une telle décision qui, selon elle, ne correspondait pas à l’esprit de Jung. Elle disait que même si ces gens craignaient les phénomènes irrationnels, ils n’avaient pas le droit d’empêcher d’entendre ce qui était dit à ce sujet. Et surtout...

L’ami - Surtout ?

Lilith - Plutôt deuxio. Il y a deux ou trois ans, j’ai lu un livre intitulé Jocaste, de Brian Aldiss

L’écrivain - ... Aldiss, un des grands de la SF du siècle dernier...

Lilith - Peut-être. Toutefois dans ce livre, il nous plonge dans le monde de Sophocle, mais  il termine son roman en racontant comment il y a quelques années, un metteur en scène originaire d’un pays totalitaire, fier du succès mondial obtenu par ses pièces Oedipe-roi et Antigone,  a voulu les monter dans son pays ; le monarque n’a pas apprécié, il a fait condamner à mort et exécuter le malheureux metteur en scène. Alors, j’ai pensé à ce que m’avait raconté ma grand’mère et j’ai regretté de ne pas en savoir davantage sur cette conférence escamotée.

10:10 Publié dans Mythes | Lien permanent | Commentaires (1)

25/11/2010

- Shakespeare

L’écrivain - Bien entendu, les traditions sont importantes, à condition d’être authentiques et de correspondre à la réalité du peuple qu’elles concernent. Je reproche à Shakespeare d’avoir fait n’importe quoi en amalgamant ses sources d’information.

Lilith - Donne-moi un exemple.

L’écrivain - Eh bien de son temps, les fantômes n’existaient pas dans le royaume de Danemark. En introduisant le spectre, cela lui permet de raconter un inédit spectaculaire.

Lilith - Comment le sais-tu ?

L’écrivain - Je l’ai entendu dire à la radio. Evidemment, il faudrait vérifier. Mais écoute ce passage d’une préface de Germaine André, une inconditionnelle : Il ne faut pas oublier qu’avant tout, Shakespeare était un auteur dramatique soucieux de présenter à son public ce que le public aimait, ce qu’il avait coutume de voir et d’applaudir, les sujets qui flattaient son patriotisme et son goût de la violence, les scènes comiques susceptibles de le divertir, les scènes touchantes qui pouvaient le faire pleurer. (...) Comme il voulait d’abord plaire, Shakespeare ne s’est guère embarrassé de règles de toutes sortes.

Lilith - Cela permettrait de penser que dans la vraie légende, la tempête du roi Lear n’a pas existé, ou même qu’il n’est pas devenu fou.

L’écrivain - Peut-être, il faudrait demander ça à l’Ami. Laisse-moi encore citer Germaine André : C’est grâce à ce don que Shakespeare ressuscite Rome et même Athènes, et l’Egypte, qu’il peut persuader des biographes à l’imagination docile qu’il est allé en Italie, en Flandre, dans la forêt des Ardennes, et jusqu’en Bohême. Il interroge le passé, il le rend vivant et plausible. La cour de Cléopatre, et les plaisanteries qui fusent entre les suivantes et les visiteurs, était-ce vraiment comme cela ? se demande le lecteur. Mais le spectateur, pour peu que le metteur en scène ait fait honnêtement son métier, ne se pose guère la question : c’était ainsi, ce ne pouvait être autrement.

Lilith - Arrête, ça me fait mal.

L’écrivain - Ah, toi aussi ?

Lilith - Oui. Et je te dirai pourquoi une prochaine fois.

17:32 Publié dans Mythes | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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